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Blog - ArchivesBillets du 025.02.

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Publié le 2025.02.25 # 18:34  - aucun commentaire - |     |
Aujourd'hui, nouvelle émission de timbres !
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2025 MÉLODIE D’OISEAUX
Emission d'un carnet de douze timbres-poste, illustré par des oiseaux, chardonneret, rouge-gorge ou merle …, premiers musiciens de notre terre.
 

Publié le 2025.02.24 # 14:30  - aucun commentaire - |     |
Nouvelle émission de timbres au 24/02/2025!
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2025 LES FÉLINS
Emission d'un bloc de quatre timbres dans la série Faune et Flore, illustré par des félins : le guépard, le lynx, la panthère noire et le tigre.
 

2025 LES FÉLINS
Emission d'un souvenir philatélique de quatre timbres dans la série Faune et Flore, illustré par des félins : le guépard, le lynx, la panthère noire et le tigre.

2025 LUCIE RANDOIN 1885 - 1960
Emission d'un timbre illustré par un portrait de Lucie RANDOIN, physiologiste de la nutrition et deuxième femme à entrer à l’Académie de médecine en 1946, à l’occasion des 140 ans de sa naissance.
 

2025 Le lynx
Provenant du bloc de quatre timbres dans la série Faune et Flore, illustré par des félins : le guépard, le lynx, la panthère noire et le tigre.

2025 Le guépard
Provenant du bloc de quatre timbres dans la série Faune et Flore, illustré par des félins : le guépard, le lynx, la panthère noire et le tigre.
 

2025 Le tigre
Provenant du bloc de quatre timbres dans la série Faune et Flore, illustré par des félins : le guépard, le lynx, la panthère noire et le tigre.

2025 La panthère noire
Provenant du bloc de quatre timbres dans la série Faune et Flore, illustré par des félins : le guépard, le lynx, la panthère noire et le tigre.
 

Publié le 2025.02.24 # 14:19  - aucun commentaire - |     |

Testez vos connaissances sur l’Emission de Bordeaux !

L’Émission de Bordeaux fait partie des plus appréciées des collectionneurs français, bien qu’elle demeure encore largement méconnue. Pour en apprendre davantage, il faut se plonger dans des ouvrages de référence, à l’image de la Monographie des timbres-poste de l’émission de Bordeaux d’Henri Lorne, publiée en 1951. Nous vous en dévoilons ici quelques extraits, une occasion idéale de tester vos connaissances sur l’histoire singulière de cette émission… et de découvrir des anecdotes surprenantes. Saviez-vous, par exemple, que la pratique consistant à vendre des timbres à un prix inférieur à leur valeur faciale ne date pas d’aujourd’hui ? Elle avait déjà cours à la fin du XIXe siècle… et c’étaient alors les timbres de l’Émission de Bordeaux qui en faisaient les frais ! Bonne lecture !

  • Pourquoi cette émission porte-t-elle le nom de la ville de Bordeaux ?

“Le 8 Septembre 1870, c'est-à-dire peu de jours après la proclamation de la IIIe République, paraissaient les premiers timbres correspondant à ce changement de régime et dénommés, depuis, « Timbres du Siège de Paris ». Mais, l'investissement de la capitale étant devenu effectif dès le 19 de ce même mois, il devint nécessaire, et même très pressant, de confier à une région non occupée et susceptible de ne pas l'être, le soin d'établir des vignettes postales et d'en approvisionner le territoire encore très vaste où ne résonnaient pas les bottes des soldats allemands.

Les timbres de l’Emission de Bordeaux.

On songea tout d'abord à Tours, mais, devant l'avance de l'ennemi, on opta finalement pour Bordeaux où devait précisément s'installer le gouvernement. La lettre de M. de Roussy, délégué du Ministère des Finances à Tours, adressée en date du 30 Septembre 1870 à M. de Maintenant, Inspecteur général des Finances, et qui est reproduite ci-dessous, est le premier document confirmant cette décision.

« J'ai pensé que la Monnaie de Bordeaux pourrait être chargée de la confection de timbres provisoires et dont l'exécution serait rendue aussi simple que possible par l'adoption du modèle ci-dessous. Quatre types de timbres (1, 4, 10 et 20 cent.) pourraient, à la rigueur, faire face aux exigences présentes, et, pour simplifier, il ne serait pas nécessaire que ces timbres fussent séparés par le pointillé actuel. Je vous prie de vous entendre avec le directeur de la fabrication des Monnaies de Bordeaux et de me faire connaître dans un délai aussi bref que possible, les dispositions qu'il y aurait à prendre, à la Monnaie de Bordeaux, pour être en mesure de confectionner, tous les jours, à partir du milieu de ce mois, environ 4.000 feuilles de 300 timbres chacune. Vous aurez aussi à étudier, de concert avec le directeur de la Monnaie, les moyens à adopter dans la fabrication, pour éviter toute contrefaçon. C'est un point essentiel sur lequel j'appelle toute votre attention. Je recommande cette question d'une manière spéciale à votre expérience et je vous serais très obligé de me rendre compte au plus tôt du résultat de vos démarches. »

  • Combien une planche entière de timbres de l’émission de Bordeaux comporte-t-elle de timbres ?

En matière d'impression lithographique, lorsqu'il s'agit de reproduire une quantité importante d'un même dessin, il est obligatoire, tant pour accélérer le tirage que pour éviter une usure trop rapide de la pierre, d'avoir recours à l'opération dite du report. A cet effet, on multiplie le dessin original en en tirant un certain nombre d'épreuves que l'on rassemble par un piquage sur un papier fort et que l'on décalque ensuite sur une pierre.

Pour l'émission de Bordeaux, le nombre d'épreuves ainsi reproduites fut de 15, soit trois rangées de 5, et constitua ainsi la matrice-report que nous dénommerons « Bloc- Report ». Mais, lorsque la quantité de vignettes est considérable, ce qui est le cas dans la circonstance et pour les mêmes motifs de rapidité d'exécution et d'usure trop rapide, il est recommandable d'effectuer une autre opération complémentaire avant de passer au tirage.

Bloc-report de 15 exemplaires du n°41B (4 c. gris report 2).

Cette opération consista à tirer du bloc-report vingt épreuves qui furent reportées à leur tour sur une grande pierre, constituant ainsi la planche de tirage de 300 vignettes. Cette planche comprenait deux panneaux comportant chacun cinq rangées de deux blocs-report de quinze unités, soit 5 x 30 = 150 unités par panneau. L'intervalle horizontal entre les blocs de 15 est à peu de chose près le même que celui entre les timbres. Par contre, l'intervalle vertical, séparant les deux panneaux, est sensiblement plus large, ceci permettant de les séparer facilement et d'obtenir ainsi des feuilles de 150 vignettes plus commodes à la manipulation.

Disposition schématique d’une feuille de 300 timbres, composée de 20 blocs-reports de 15 timbres.

Cette séparation était faite au préalable dans les bureaux, ce qui expliquerait pourquoi on ne rencontre pas des paires ou des blocs « inter-panneaux » comme cela existe dans d'autres émissions et qui constituent des pièces particulièrement recherchées par les collectionneurs. En existe-t-il néanmoins ? Cela reste, somme toute dans le domaine du possible et nous serions reconnaissants aux heureux possesseurs de nous le signaler.

D'après le procès-verbal établi le 12 août 1871, l'Administration fit procéder à la destruction de la partie essentielle de l’outillage ainsi que des matrices et des planches. La philatélie ne peut que déplorer profondément ce geste dont le motif nous échappe.


Publié le 2025.02.14 # 18:09  - aucun commentaire - |     |

  • Retouches et variétés célèbres

Une retouche est une modification ou réparation effectuée sur un cliché de la planche d'impression lorsque celle-ci a subi un accident (heurt, cassure) ou lorsque celle-ci est usée. Cette restauration qui n’atteint presque jamais l'état exact de l'original provoque des variétés souvent recherchées.

La retouche la plus connue est celle des 4 larges du 40 cent. orange de 1849 de France. Par erreur on avait placé dans la planche aux cases 146 et 147 de la feuille de droite, deux clichés du 20 cent. Pour ne pas refaire toute la planche, les chiffres ont été bouchés et regravés. La confection d'une planche était à cette époque un travail long et coûteux, il ne faut donc pas s'étonner des soins minutieux pris pour rectifier et entretenir le plus longtemps possible ce précieux matériel. La planche de 1849 ayant servi à nouveau en 1870, on retrouve la même variété sur les 40 cent. du Siège de Paris.

Les “4 retouchés” n°5 de France (Cérès 40 c. orange), en cases 146 et 147 de la feuille de droite.

Une autre retouche très recherchée est la retouche du 1 cent. Empire non lauré dans lequel le mot « Franc» a eu ses trois dernières lettres regravées. Dans ce travail l'A a été déplacé, l'N est plus petit et le C beaucoup plus grand, ce qui fait appeler cette variété le grand C. Il est situé à la 568 case de la feuille de gauche mais on ne le rencontre pas souvent. (…)

Le n°19d : A c. Empire avec retouche grand C dans le cartouche supérieur.

Parfois les timbres vivent longtemps avant que l'on se décide à corriger les accidents survenus en cours de tirage. C'est le cas du 20 cent. bleu Napoléon lauré dit « à la corne ». Cet accident a été longtemps pris pour une injure volontaire faite au régime, c'est peu probable.

N°29Bb : 20 centimes Empire lauré avec variété “à la corne”.

Une variété beaucoup plus intéressante et plus rare est le même 20 cent. bleu dit « à la pipe ». La cassure très importante au moment de la retouche a été réparée. On peut trouver ce timbre dans un grand nombre d'états différents et suivre ainsi sa vie au jour le jour.

N°29Bd : 20 centimes Empire lauré avec variété “à la pipe”.

L'accident du 1 cent. Napoléon lauré dit « à la cigarette » est du même ordre ; relativement commun sur les timbres de France, il est rare sur le colonial.

N°25b : 1 centime Napoléon Empire lauré avec variété “à la cigarette” tenant à normal, dans une paire avec annulation typographique des journaux.

Pierre Morel d’Arleux.”

Extraits de l’article publié dans l’ouvrage Poste et timbre-poste, Centenaire du timbre-poste français, 1849-1949.


Publié le 2025.02.14 # 18:08  - aucun commentaire - |     |

Ces timbres de France que vous ne trouverez jamais dans les catalogues

“La semaine dernière, nous vous avons présenté un article sur les timbres de Counani, extrait de l’ouvrage de référence de Georges Chapier, Les timbres de fantaisie et non officiels. Cette semaine, nous poursuivons sur cette thématique en vous proposant une sélection de timbres français que vous avez probablement déjà croisés et qui ont dû vous intriguer, car introuvables dans les catalogues. Cet article vous permettra de découvrir l’histoire de ces timbres qui, bien qu’ils ressemblent à des timbres-poste classiques, sont en réalité des vignettes aux origines étonnantes : monarchistes, féministes… ou même créées de toute pièce par un célèbre marchand de timbres. Vous découvrirez également que certains timbres de la Libération, encore répertoriés comme tels dans le catalogue Mayer, ne le sont pas du tout... puisqu’ayant été émis en 1942 ! Bonne lecture !”

  • Emission du comte de Chambord.

En 1875, alors que la vie de la 3e République ne tenait encore qu’à un fil, fut émise une série de vignettes à l’effigie du comte de Chambord. qui étaient destinées a être utilisées à titre de propagande et même peut-être, à servir de timbres-poste en cas de succès du prétendant.

Timbres à l’effigie du comte de Chambord, écussons fleudelysés. Légende : Postes France Postes. Existent dentelés et non dentelés. Sont connus : 10 c. orange, 10 c. rouge, 15 c. bleu, 15 c. lilas, 15 c. noir, 15 c. rouge, 15 c. brun, 15 c. vert.
  • Les timbres de Boulanger.

En 1887, le général Boulanger, devenu ministre de la guerre, tenta de s'emparer du pouvoir à la faveur de la grande popularité qu'il avait su acquérir en flattant l'esprit nationaliste d'une partie de la population. Cette tentative de dictature échoua assez piteusement, et l'agitation se calma aussi vite qu'elle était née, mais elle a laissé des traces dans les albums des amateurs de curiosité sous la forme d'une série de timbres imprimée par un entrepreneur allemand qui devait être utilisée si les projets de Boulanger avaient pu être menés à bonne fin.

Timbres à l’effigie du général Boulanger. Portrait du général dans un ovale, en haut : « Poste française », en bas indication de valeur. Dentelées 11 1/2 et non dentelées. Papier teinté. Sont connus : 1 cent. vert sur blanc. 5 -cent. rouge sur gris-bleu.10 cent. rouge sur jaune. 20 cent. bleu sur gris bleu. 25 cent. lilas sur blanc. 30 cent. vert sur gris lilas. 50 cent. bleu foncé sur jaune. 75 cent. lilas sur gris bleu.1 franc carmin sur blanc. 5 francs bleu sur blanc. 10 francs vert bronzé sur gris-bleu. 20 francs bronze doré sur gris-bleu. On rencontre aussi des essais de ces vignettes.

Arthur Maury, dans son Histoire des Timbres-Poste Français avait signalé aussi que des vignettes au type Sage avaient été imprimées avec le buste du général Boulanger à la place de le valeur, celle-ci figurait, en noir, dans la partie supérieure.

  • Les « Poneys Poste ».

En 1893, une entreprise privée fut créée au capital de 100.000 francs, en vue de conduire, moyennant une légère redevance, jusqu'aux wagons-poste des services de nuit, les lettres urgentes déposées dans les bureaux de tabac par des expéditeurs pressés.

Les correspondances étaient transportées dans des voitures légères traînées par de petits chevaux.

Cette entreprise fit imprimer, pour faciliter la perception, par les débitants de tabac, de la redevance réclamée à ses clients, des vignettes vendues 10 centimes portant la légende « Poneys Poste Abonnement » et représentant une tête de cheval. Ces vignettes auraient été vues en noir sur blanc, brun sur blanc et noir sur bleu-vert.

La vignette “Poneys Poste Abonnement”

Les expéditeurs qui pouvaient grouper dix lettres prenant la même direction ne payaient que 50 centimes ; une vignette spéciale tirée en brun sur blanc, avec une tête de cheval au centre d'une étoile à cinq branches et contenant les lettres « S.C.S.C.D. » fut émise à cet effet. Elle portait l'indication 0,50.

Les vignettes étaient souvent oblitérées en même temps que les timbres à côté desquels elles étaient apposées, à l'aide des cachets d'ambulants.

Vers la même époque fut créée à Lyon une société du même genre qui fit usage de vignettes rectangulaires tirées en noir sur rose, portant la légende « Courrier express Rémond et Cie, Paris et direction, 10, rue Lafont et 11, rue Pizay ». Une autre entreprise, organisée également à Lyon, utilisa des vignettes rectangulaires en noir sur gris-bleu contenant la mention « Courrier de Paris et direction, jusqu'à 6 h 45, 26, place Tolozan. »

Mais l'administration des postes finit par prendre ombrage de l'activité de ces dernières sociétés et y vit une atteinte à son prestige. Aussi, durent-elles cesser bientôt leurs services, dont seules les quelques vignettes conservées par les collectionneurs rappellent le souvenir.


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  • Vignettes féministes.

En 1901, la société « Le Suffrage des Femmes » présidée par Mme Hubertine Auclert, voulut donner la réplique au timbre-poste du type « Droit de l'Homme » de Mouchon, qui était alors en cours. Elle fit imprimer à cet effet des vignettes dentelées, représentant un homme habillé à l'antique, appuyé sur une sorte de plaque portant la mention « Droits de la Femme ». Cette vignette était tirée en bleu clair, bleu foncé et rouge.

La vignette “Drois de la femme”.

Cinq ans plus tard, la même société mit en circulation des vignettes également dentelées représentant un homme et une femme déposant ensemble leur bulletin de vote dans une urne, avec au fond, un soleil portant la légende « Suffrage Universel », préfiguration symbolique de la réforme qui devait seulement se réaliser trente-neuf ans plus tard. Cette vignette existe en bleu, brun, rouge-brun et violet.

La vignette “Suffrage universel”, ici oblitérée sur fragment.
  • Vignettes Maury.

Le célèbre marchand de timbres Maury avait eu l'ingénieuse idée de faire imprimer, dans un but de propagande, une vignette reproduisant son portrait avec la légende « Serbmit - Sirap à Yruam ».

Bien des chercheurs pâlirent sur cette mystérieuse inscription, qui, lorsqu'on la lisait à l'envers, signifiait tout simplement « Maury à Paris - Timbres ». On connaît 3 types différents dentelés et non dentelés en couleurs diverses.

La vignette Maury existe également sous forme de bande-journal, dont voici un exemple, acheminé postalement en Grande-Bretagne avec ajout d’un timbre anglais.
  • Les Timbres de l'Etat Flamand.

En novembre 1942, des familiers du Maréchal Pétain tentèrent, on le sait, de le décider à partir pour Alger, en lui faisant ressortir que les Allemands avaient rompu la Convention d'Armistice en occupant la zone dite « libre » et en nous forçant à démobiliser le peu d'armée qui nous restait. Certaines personnes lui assurèrent aussi que les Allemands projetaient de détacher le Nord de la France en l'intégrant à un Etat Flamand, dont la création était envisagée.

A l'appui de ce dernier point, et pour essayer de persuader le Chef de l'Etat, ils eurent l'idée machiavélique de surcharger faussement des timbres Français en cours de la mention « Vlaamsche Staat » signifiant « Etat Flamand » et d'un lion héraldique avec une nouvelle valeur en pfennigs.

Ces timbres furent présentés au Maréchal comme ayant été surchargés par les Allemands. Mais le chef de l'Etat ne se laissa pas convaincre et l'affaire en resta là.

La série “Etat flamand” qui est incluse, à tort, dans le catalogue Mayer des timbres de la Libération, mais qui n’en est pas moins intéressante historiquement. En plus des timbres ci-dessus, Chapier signale également un 8 pfennigs sur 1,50 + 50 outremer (Secours National).

Georges Chapier.

Texte publié dans son ouvrage de référence : Les timbres de fantaisie et non officiels, éditions de L’Echangiste universel”


 

Publié le 2025.02.03 # 15:44  - aucun commentaire - |     |